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À Cuba, tout augmente sauf les salaires des travailleurs du secteur public

Le prix des produits alimentaires a augmenté à Cuba, tandis que les salaires des travailleurs restent inchangés. (Photo courtoisie de l'auteur.)

Le prix des produits alimentaires a augmenté à Cuba, tandis que les salaires des travailleurs restent inchangés. (Photo de l'auteur.)

Le congrès récent de la Centrale des travailleurs de Cuba (CTC), la seule organisation du genre dans le pays, a décidé que tant qu'il n'y aurait pas une augmentation de la productivité, il n'y aurait pas d'augmentation des salaires des travailleurs du secteur public.

A Cuba, le salaire médian des travailleurs de l'état est de 15 dollars par mois, au taux officiel de change de la monnaie nationale. Pendant ce temps, le coût de la vie a augmenté ces dernières années, après la mise en œuvre de mesures économiques telles que la suppression des subventions sur certains produits alimentaires de base subventionnés par l'état. En outre, il y a eu une augmentation significative des prix des denrées alimentaires sur le marché privé.

D'après le Président cubain, Raúl Castro [es]:

sería irresponsable y con efectos contraproducentes disponer un aumento generalizado de los salarios en el sector estatal, ya que lo único que causaría es una espiral inflacionaria en los precios, de no estar debidamente respaldado por un incremento suficiente de la oferta de bienes y servicios.

“Il serait irresponsable et contre-productif de demander une augmentation de salaire généralisée dans le secteur public, car elle provoquerait une spirale inflationniste si elle n'était pas pleinement soutenue par une augmentation correspondante dans la production des biens et services offerts.”

Conditionner l'augmentation de salaire à l'augmentation de la productivité a suscité un débat sur le cercle vicieux dans lequel Cuba est pris au piège.

Le secrétaire de la CCT, nouvellement élu, Ulises Guilarte, a souligné [es] les conséquences de ce cycle:

Los problemas del salario se identifican como el principal obstáculo para el incremento de la productividad y la eficiencia, señalándose en no pocos lugares como causa de desmotivación, apatía y desinterés por el trabajo, con las consiguientes afectaciones en la disciplina laboral, el éxodo de trabajadores calificados hacia actividades mejor remuneradas pero menos exigentes desde el punto de vista profesional, produciéndose sin dudas un proceso de descapitalización de la fuerza de trabajo, lo que ha impactado fundamentalmente en las ramas industriales básicas, el Ministerio de la Construcción y otros, además de la negativa cada vez más frecuente a ser promovidos a responsabilidades de dirección.

Les problèmes des salaires sont le principal obstacle à l'augmentation de la productivité et de l'efficacité dans de nombreux endroits, ils provoquent l'apathie, le manque de motivation et d'intérêt pour le travail, ce qui se répercute sur la discipline et l'exode des travailleurs qualifiés vers des activités professionnelles mieux rémunérées et moins exigeantes; ceci provoque une  décapitalisation tangible de la force de travail, qui a surtout touché les principales branches de l'industrie, le ministère de la construction et d'autres secteurs, et le refus de promotion à des postes à responsabilité, qui sont en augmentation.

Dans son discours, Raúl Castro a confirmé [es] que les travailleurs médicaux recevraient une augmentation de salaire, “étant donné que le revenu principal du pays en ce moment est le résultat du travail de milliers de médecins qui offrent leurs services à l'étranger.”

En Janvier 2011, l'ambassadeur du Brésil à La Havane a annoncé [es] qu'il y avait 11 000 médecins cubains qui travaillaient dans les régions les plus pauvres et les plus reculées de son pays.

Dans le cadre de la coopération Sud-Sud, l’Organisation panaméricaine de la santé verse 500 millions de dollars à Cuba chaque année.

Sur son blog Esquinas de Cuba, Alejandro Ulloa fait valoir [es] que:

(…) De no lograr abundantes inversiones extranjeras, al igual que la recapitalización de importantes sectores productivos, la economía cubana estará moviéndose en este círculo vicioso, que atenta a todas luces contra el incremento del poder adquisitivo de los salarios, verdadero problema que afecta a la población hoy.

(…) Sans d'importants investissements étrangers, ainsi que la recapitalisation des principaux secteurs productifs, l'économie cubaine continuera dans ce cercle vicieux, qui menace clairement l'augmentation du pouvoir d'achat, qui est le problème réel affectant la population aujourd'hui.

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