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La mort d'un procureur argentin soulève de nouvelles questions sur l'attentat contre AMIA

Marcha por la muerte del fiscal Alberto Nisman.

La marche organisée à l'annonce de la mort du juge  Alberto Nisman. Quinta de Olivos. Buenos Aires. Image du compte de JMalievi sur Flickr sous licence Creative Commons.

La mort de Alberto Nisman, le procureur argentin qui était en charge ces 10 dernières années de l'enquête sur l'attentat contre le siège de l'association mutuelle Israël Argentine (AMIA) en 1994, à Buenos Aires, laisse une fois de plus cette tragédie sans réponse et ajoute en même temps plus de questions.

 Le premier à annoncer cette nouvelle a été le journaliste Damián Patcher  sur son compte Twitter:

On vient de m'annoncer un accident dans la maison du procureur Alberto Nisman.

 

On a trouvé le procureur Alberto Nisman dans la salle de bain de sa maison de  Puerto Madero  dans une mare de sang, il ne respirait plus, les médecins étaient là

Patcher a quitté l'Argentine quelques jours après “par crainte pour sa sécurité” et  se trouve actuellement en Israël. La mort inattendue  du juge ne laisse personne indifférent comme le montre ci-dessous la carte Twitter:

El impacto del hashtag #MuertedeNisman en todo el mundo quedó plasmado en esta visualización desarrollada mediante la herramienta CartoDB.

 L'impact du hashtag #MortdeNisman  dans  le monde est visualisé grâce à l'outil CartoDB.

 Les spéculations sur les hypothèses, suicide ou homicide, ne se sont pas fait attendre, pas plus que les échanges entre le gouvernement et l'opposition :

la mort du juge qui avait mis en accusation la Présidente est une opération menée contre le gouvernement

Oui ,cela crée un préjudice pour le gouvernement, mais d'une certaine façon, ceux qui l'ont tué ont également porté atteinte à la réputation de Nisman.

Qui a averti CFK? A quelle heure le juge est-il arrivé?

 Si l'on en croit les autorités argentines, Nisman, 51 ans, se serait suicidé seulement quelques heures avant de comparaître devant le Congrès pour présenter son accusation contre la présidente Cristina Fernández de Kirchner, qu'il accuse de s'être prêtée à un accord secret avec l'Iran pour protéger les présumés responsables de l'attentat dans lequel 85 personnes sont mortes et 300 autres ont été blessées.

 Le 18 juillet 1994, dans la matinée,  environ 300 kg d'explosifs ont explosé devant l'immeuble de la AMIA. Les recherches de la justice argentine et d'organismes internationaux ont permis de déterminer que des fonctionnaires iraniens liés au groupe libanais Hezbolá seraient à l'origine de cet attentat.

Néanmoins, le gouvernement iranien a rejeté ces accusations et refusé à plusieurs reprises de collaborer à l'enquête malgré une plainte  déposée devant les Nations unies.

En 2013, l'Argentine et l'Iran ont signé un accord, le ” Protocole d'entente“, par lequel était créée une “commission de la vérité” pour éclaircir les faits qui se sont produits en 1994. Ce protocole n'a pas été bien reçu par la communauté juive d'Argentine, la plus grande d’ Amérique latine,  mais il fut un échec par manque d'intérêt du gouvernement iranien qui ne le fit pas  approuver par son parlement, car il  n'avait jamais été soutenu par le président d'alors Mahmoud Ahmadinejad.

Le juge Nisman soutenait que cet accord avait été signé pour “fabriquer l'innocence” des Iraniens et faciliter des échanges commerciaux de céréales et de viande contre du pétrole…

 L'unique personne poursuivie dans cette affaire a été Carlos Telleldín, le vendeur de la camionnette bourrée d'explosifs que son conducteur, en se suicidant, a fait exploser contre l'immeuble de l'AMIA.  Mais les véritables coupables sont toujours libres.

 Plus d'informations et de détails sur cette affaire ici

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