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Rapport Netizen : les mèmes et les messages “obscènes” sur la sellette en Indonésie

“Le Ppouvoir de Setya Novanto.” Dessin de Bajims, partagé sur Instagram.

Le rapport Netizen de Global Voices Advocacy présente un aperçu international des défis, victoires, et tendances émergentes des droits de l'Internet à travers le monde.

Le Ministère de la Communication et de l'Information indonésien veut renforcer le contrôle du contenu “obscène” en ligne.

Le pays s'efforce déjà de censurer la pornographie en ligne, les sites de rencontre en ligne, les sites qui informent sur le sexe et la sexualité et tout le contenu jugé insultant envers l'Islam.

Le directeur général Semuel Pangerapan a annoncé que l'administration allait convoquer des responsables de Google, Twitter et WhatsApp (qui appartient à Facebook) pour obliger ces entreprises à filtrer sur leurs applications les contenus jugés obscènes par les autorités.

L'annonce concernait plus spécifiquement des GIFS animés “obscènes” et les animations en boucle (qui se veulent amusantes) qui forment la majorité du trafic de WhatsApp. Le ministère a menacé de bloquer WhatsApp si l'entreprise refusait de retirer ces GIFS dans les 48 heures. Depuis que l'application Telegram a été bloquée par les autorités en juillet 2017 pour suspicion d'activités terroristes, l'entreprise ne voit pas cela comme des menaces en l'air.

Techniquement, il est impossible pour WhatsApp d'identifier du contenu “obscène” dans un message spécifique et de le retirer ensuite : WhatsApp est crypté, ce qui signifie que l'entreprise ne peut pas voir le contenu des messages que les utilisateurs s'envoient. Les utilisateurs sont libres de partager le contenu qu'ils trouvent en ligne avec leurs contacts. Mais l'entreprise offre également des lots de GIFS provenant de distributeurs tiers. Peu de temps après cette annonce, le créateur tiers bien connu Tenor Inc a bloqué l'accès à ses icônes. Les autorités semblent avoir considéré que le problème était réglé, au moins de manière temporaire.

Parallèlement à ces tentatives pour juguler le contenu obscène en ligne, le porte-parole du Congrès Setya Novanto a déclenché une séries de menaces juridiques contre les utilisateurs de réseaux sociaux qui se moquent de lui sur les réseaux.

Novanto est très influent au Congrès et il a esquivé des accusations pour corruption à de nombreuses reprises. C'est souvent sur ce point que portent les commentaires sur le Web concernant le politicien.

La police a brièvement placé en détention l'Instagrammeur Dyann Kemala Arrizqi parce qu'il diffusait des mèmes qui ridiculisent le porte-parole Novanto. Il pourrait risquer jusqu'à six ans de prison selon la législation indonésienne sur le cyberespace.

La police a annoncé que neuf autres individus seraient poursuivis pour violation des dispositions de la loi sur l'Informatique et la Technologie (ITE) pour avoir partagé la photo et des mèmes associés sur les réseaux sociaux.

L'expert juridique Henri Subiakto dit que les mèmes sont les équivalents d'une satire et qu'ils ne devraient pas être objets de poursuites, comme le sont la diffamation ou la propagation de fausses informations.

Pakistan : les condamnations pour blasphème mènent à la prison à vie, voire pire

Un tribunal du Rahim Yar Khan au Pakistan a condamné un homme à la prison à vie, pour un prétendu blasphème commis sur les réseaux sociaux. Ce genre d'affaires semble en augmentation. Plus tôt dans l'année, un procès conduit par un tribunal antiterroriste pakistanais a condamné un homme à mort pour avoir partagé du contenu soi-disant blasphématoire envers l'Islam sur Facebook.

Un photographe vénézuélien disparaît après un article critique sur le gouvernement

D'après le Comité de Protection des Journalistes, le photographe et journaliste Medina Ezaine a disparu depuis le 4 novembre. Il a écrit sur Twitterported qu'il avait commencé à recevoir des menaces juste après avoir publié un article à propos d'une des prisons les plus violentes et surpeuplées du Venezuela. L'article a été publié sur Dólar Today, un site d'actualités en ligne enregistré aux États-Unis qui couvre les actualités avec une ligne éditoriale critique envers le gouvernement vénézuélien et le parti au pouvoir, et qui publie également des informations sur les taux pratiqués sur le marché noir.

Un blogueur algérien termine sa grève de la faim dans un état critique

Le blogueur algérien incarcéré Merzoug Touati a terminé une grève de la faim qu'il a commencée le 13 septembre pour protester contre les conditions d'emprisonnement. Touati est en prison depuis janvier 2017. Il est accusé “d'échanges avec des agents du renseignement d'un gouvernement étranger qui pourraient nuire au statut diplomatique ou militaire de l'Algérie, ou à ses intérêts économiques essentiels” . Les chefs d'accusation ont été déposés après qu'il avait interviewé un haut fonctionnaire israélien et posté son interview sur YouTube et sur son blog. Il risque 20 ans de prison. Son dossier a été déposé au tribunal pénal algérien et il est actuellement en attente de verdict.

Des groupes de défense des droits de l'homme contre la surveillance devant la Cour Européenne des Droits de l'Homme

Cette semaine, une alliance de groupes de défense des droits de l'homme a entamé des poursuites devant la Cour Européenne des Droits de l'Homme. Cette dernière a accepté d'entendre leurs réclamations contre le gouvernement du Royaume Uni, concernant de la surveillance illégale. La plainte se concentre sur les échanges d'informations entre les services de renseignements du Royaume Uni et ceux des États-Unis. C'est une coalition entre Privacy International (Royaume-Uni), l'Union Américaine pour les Droits Civiques, Amnesty International, Bytes for All (Pakistan), l'Association Canadienne des Droits Civiques, L'Initiative Égyptienne pour les Droits Individuels et l'Union Hongroise pour les Droits Civils.

Le streaming de musique reprend en Iran

Les sites de diffusion en continu de musique Soundcloud et Spotify sont à nouveau accessibles en ligne en Iran. Cependant, les règles internes de Spotify interdisent toujours de manière explicite aux Iraniens l'utilisation de leurs services pour des raisons qui n'ont jamais été rendues publiques par l'entreprise. D'après Mahsa Alimardani (Global Voices) la raison pour laquelle ces plate-formes de diffusion de musique sont soudain accessibles demeure inconnue. Certains cybercitoyens Iraniens pensent qu'il s'agit d'une erreur, alors que d'autres y voient un pas vers un assouplissement des restrictions sur les contenus en ligne.

Activisme cybercitoyen

Le groupe d'activistes espagnoles #AkelarreCiberfeminista a conçu un kit d'autodéfense féministe pour lutter contre le harcèlement en ligne.

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