· Novembre, 2014

Billets de Brèves de Novembre, 2014

Pourquoi l'histoire de l'avion poussé par ses passagers plaît tant aux Russes

“Allez, tous ensemble” ! Tout l'internet a retenti de l'information sur l'avion soudé à la passerelle par le gel, que ses passagers, avec l'équipage, ont poussé avant le décollage. Cela s'est passé à Igarka, en Sibérie, où le thermomètre était descendu la veille à moins 52 degrés, ce qui a eu pour effet de rendre les roues du train d'atterrissage presque carrées, écrasées par le poids de l'avion – comme l'a expliqué par le menu le pilote de l'aéronef. L'information, en rappelant [aux Russes] leur imprévisible authenticité, a rencontré un grand succès et reçu quantité de commentaires, parmi lesquels on peut observer la variété des humeurs et même des opinions politiques de toute une population.

Par exemple, Vladimir Demtchenko écrit :

Люди, толкающие самолёт – образ путинской россии.

26 ноября 2014 | 12:31     vdemchenko

Les gens en train de pousser un avion, c'est l'image de la Russie poutinienne.

Et napoleon2013 remarque finement :

На заднем плане не хватает бабы, с рельсом на плече. 
Ничего не изменилось

26 ноября 2014 | 11:24

A l'arrière-plan il manque les femmes, le rail sur l'épaule

Mais beaucoup ont vu le côté amusant et positif des choses :

ничего плохого в этом не вижу, а вовсе наоборот, это прекрасно!

swap26 ноября 2014 | 11:25

Je n'y vois rien de mal, bien au contraire, c'est très bien !

Вахтовики по дому соскучились, дружная вахта. Работягам респект.   

Ipr Oozl,   26 ноября 2014 года.

Les travailleurs de quart s'ennuyaient de chez eux, un quart uni. Respect aux travailleurs. 

Просто помогали. Молодцы. Мы в своё время в Забайкалье “откапывали ” свой Ил-76 после бурана. 

Natalya Kaledinskaya, 26 ноября 2014 года

Ils ont simplement aidé. Les braves. Nous de notre temps en Transbaïkalie nous “exhumions” notre Il-76 après la tempête de neige.  

Il y a aussi les éternels sceptiques :

туфта это все. Развели население. Никогда бы пассажиры не сдвинули бы этот самолет с места.

sat_agama26 ноября 2014 | 12:29

Balivernes que tout cela. Ils ont arnaqué la population. Les passagers n'auraient jamais pu déplacer cet avion. 

Même les utilisateurs anglophones du web ont fait écho à l'information, la plupart aussi avec humour :

Onlinemagazin‏@OnlineMagazin     

Passengers in Krasnoyarsk (Sibiria) had to push frozen airplane so that they could take off. http://www.kp.ru/daily/26312/3190880/ …

 Les passagers de Krasnoïarsk (Sibérie) ont dû pousser leur avion gelé pour pouvoir décoller. 

 

and we bitch/complain when our complimentary nuts aren't warmed on US airliners..sheesh

et nous, les salauds, qui nous plaignons quand nos noisettes n'ont pas été réchauffées sur les lignes aériennes américaines …

Malgré le fait qu'après l'incident beaucoup se sont précipités à l'aérodrome pour vérification et que l'information a reçu un éclairage outré sur le web, cela montre peut-être que les gens ont la nostalgie de pareilles nouvelles, qui reflètent vraiment les faits et incidents, même absurdes, de la vie russe. 

Au Mozambique, trois exemples d'activisme citoyen sur les réseaux sociaux pour surveiller le pouvoir

PicsArt_1415720335303Quelques journalistes renommés au Mozambique ont des comptes sur plusieurs réseaux sociaux mais ils ne les croient pas capables d'influencer la prise de décision, l'action gouvernementale ou la participation sociale entre autres. Cependant, le gouvernement lui-même a reconnu leur utilité en créant des comptes sur les réseaux sociaux comme Twitter, Facebook, Instagram et Whatsapp. Voici trois exemples où les réseaux sociaux ont demandé des comptes sur la redevabilité des actes du gouvernement et la gouvernance au Mozambique. 

1. En novembre 2013, une lettre de Carlos Nuno Castel-Branco a circulé sur Facebook, laquelle critiquait le mode de gestion des affaires publiques mis en oeuvre par Armando Emílio Guebuza, Président de la république du Mozambique. En conséquence, l'auteur de la lettre a été assigné à témoigner devant le procureur général, le 26 mai 2014.

2. Lorsque la Confédération des Associations Economiques a offert une Mercedes Benz S350 au Président de la République, un professeur de l'université Eduardo Mondlane, José Jaime Macuane, a immédiatement écrit un billet publié sur Facebook expliquant que ce geste enfreignait la loi de probité publique. L'affaire a fait les titres de plusieurs journaux et a été débattue à travers tout le pays pendant une semaine, même après que la Mercedes a été rendue trois jours plus tard.

3. Pour promouvoir la citoyenneté, la transparence et la participation active des citoyens, Olho do Cidadão [L'oeil du citoyen], dirigé par Fernanda Lobato et Tomás Queface, a développé la plateforme numérique Txeka pour permettre aux citoyens de participer directement à l'observation des élections le 15 octobre via SMS, Facebook, Twitter, WhatsApp et les mails. Cela a abouti à la création d'une cellule de gestion de crise, composée de plusieurs institutions de la société civile et de personnalités académiques, ainsi qu'à un partenariat avec STV – une chaîne de télévision indépendante – qui a assuré la plus large couverture médiatique de l'événement en temps réel, en utilisant les informations envoyées par les citoyens via les canaux de Txeka.

Malgré le fait qu'au Mozambique, seulement 4,3% de la population possède un accès à internet, le point de vue du journaliste citoyen est valable et utile. Les débats sur les réseaux sociaux peuvent influencer les actions gouvernementales dans une certaine mesure.

L'auteur de ce billet, Uric Raul Mandiquisse, est volontaire au sein de Txeka et Olho do Cidadão. 
 

Une fillette de 11 ans lance une pétition demandant la démission du Président mexicain

Capture d'écran de la campagne demandant la démission du Président Peña Nieto sur la plateforme Change.org.

Capture d'écran de la campagne demandant la démission du Président Peña Nieto sur la plateforme Change.org.

L'activisme politique n'est pas exclusivement réservé aux jeunes et aux adultes. Cela a été démontré par Sofia, une fillette mexicaine de 11 ans qui a décidé de recueillir des signatures appelant à la démission du président de son pays, Enrique Peña Nieto. Voici ses raisons : 

Peña Nieto no le ha respondido como se debe a los familiares de los estudiantes desaparecidos, se fue a China y tiene una casa de 80 millones de pesos.

Peña Nieto n'a pas répondu comme il aurait dû aux familles des étudiants disparus, il est allé en Chine et il a une maison qui coûte 80 millions de pesos (environ 5,88 millions de dollars).

Cette initiative a provoqué de nombreuses réactions positives. Par exemple, certains internautes ont décidé de la signer pour démontrer à Sofia et à d'autres enfants mexicains (ainsi qu'aux adultes) qu'avoir un pays meilleur est possible, et pour rappeler à ceux qui gouvernent que  le peuple qui les a placés là peut les en ôter. La mère de Sofia a déclaré :

Yo no tengo idea de cómo se destituye a un presidente. Pero ojalá pueda de verdad llevar esas hojas a alguna parte que ayude a Sofía a sentir que su esfuerzo vale la pena, que lo intentamos a toda costa. Fui incapaz de decirle que no lo hiciera, que era casi imposible. No puedo cortarle las alas. Esta generación viene con fuerza, con fe y determinación, y con un concepto de lo que es decente y justo que ya quisieran muchos para un fin de semana.

Je ne sais pas comment on destitue un président. Mais, j'espère que l'on peut envoyer ces papiers quelque part afin que Sofia puisse sentir que ses efforts en valaient la peine, que nous avons essayé à tout prix. J'étais incapable de lui dire de ne pas le faire parce que c'était presque impossible. Je ne pouvais pas lui couper les ailes. Cette génération est pleine de confiance en soi et de détermination, elle possède également une notion de ce qui est décent, quelque chose que beaucoup d'adultes voudraient avoir pour un week-end.

La pétition a été placée sur la plateforme Change.org et a déjà recueilli 10 500 signatures au moment de ce post  [75.447 au moment de la traduction].

Mexique : machisme et homophobie dans les partis politiques

Arely Torres-Miranda, blogueuse pour Mujeres construyendo (Femmes bâtisseuses), interroge sur la misogynie et le machisme qui existent à l'intérieur des partis politiques mexicains, traits communs à tous malgré leur différences : les anciens députés du Parti Révolutionnaire Institutionnel (PRI) qui louent des services sexuels, des vidéos qui impliquent des membres du Parti d'Action Nationale (PAN) dans des fêtes privées, des victimes de violences basées sur le genre, l'homophobie des membres du Parti de la Révolution Démocratique (PRD).

Arely Torres-Miranda explique qu'avec tout ce machisme et cette homophobie, il y a des jours où elle voudrait arrêter son combat pour les droits de la femme :

[…] en serio, hay días que quiero rendirme. ¿De qué van todas estas declaraciones? ¿Cómo llegan estas personas a puestos públicos dónde deberían de garantizar y cuidar los Derechos Humanos? Hace unos meses platicaba con un asesor del congreso del estado y le decía que me encantaría poder hacer una iniciativa de ley donde se cuidara que cualquier persona, hombre o mujer, que llegase a ocupar un puesto dentro del servicio público debería demostrar estudios certificados de género y Derechos Humanos…me dijo que no era posible, que eso sería discriminar y entonces, inmediatamente me convertiría en eso que tanto me quejo… ¿entonces, cómo nos cuidamos de esto?

[…] vraiment, il y a des jours où je voudrais abandonner. Que disent toutes ces déclarations ? Comment ces gens obtiennent-ils une position publique, depuis laquelle ils devraient se porter garant et protéger les droits de l'homme ? Il y a quelques mois, je parlais à un conseiller du Congrès, et je lui ai dit que j'aimerais mettre en place un projet de loi spécifiant que toute personne nommée dans la fonction publique devrait pouvoir justifier d'une formation en études de genre et en droits de l'homme. Il m'a dit que c'était impossible, que cela serait de la discrimination et que je deviendrais cela même que je critiquais. Alors, comment nous protéger nous-même de cela ?

Et elle a exprimé ses doutes de la meilleure manière possible : en les couchant sur le papier. Vous pouvez suivre Arely Torres-Miranda sur Twitter.

Ce post a fait partie des 26èmes #LunesDeBlogsGV (Lundi des blogs sur GV), le 3 novembre 2014.

Franchir par la poésie les barrières de langue et de culture entre arabophones et hébréophones en Israël

The Two Project promotes Arabic and Hebrew arts and culture through the language of poetry.

Le Projet Deux promeut les arts arabe et hébreu à travers le langage de la poésie.

Le Two Project [Projet Deux] annonce sa naissance, une collaboration entre Juifs et Arabes israéliens pour relier leurs culture par le langage de la poésie. L'hébreu et l'arabe sont les deux langues officielles d'Israël. Le projet, qui a nécessité six ans d'élaboration, est le prolongement d'un livre récemment paru, Two: A Bilingual Anthology (‘Deux : une anthologie bilingue’, lien en hébreu).

Sur leur site web, les créateurs du Projet Deux, Almog Behar, Tamer Massalha et Tamar Weiss écrivent [Heb/Ar] :

Ce site fait partie du Projet Deux : un projet culturel bilingue dédié à la littérature et à la poésie de la jeunesse. Son but est de créer une convergence de dialogue entre les deux cultures pleines de vitalité d'Israël, arabe et hébreue. [Le projet représente] une nouvelle génération d'écrivains et de lecteurs, qui du fait des barrières linguistique, culturelle, politique et physique, ne sont plus au fait de ce qui se passe sur la scène littéraire moderne de leurs voisins.

Anat Niv, le rédacteur en chef de Keter Publishing, responsable de l'anthologie, explique :

Le simple fait de tenir un livre et de le lire en hébreu, avec un texte en arabe sur la page en regard, ou vice versa, est une expérience très puissante. Même si vous ne lisez pas l'arabe, en lisant ce livre vous ne pouvez plus rester insensible au fait qu'ici on vit et crée en deux langues.

Vous pouvez suivre le projet sur son site web ou sur Facebook en hébreu et arabe. Deux nouveaux auteurs, un Arabe israélien et un Juif israélien, seront présentés chaque mois.

Mauritanie: Inculpation d'une dizaine de militants anti-esclavagistes


Arrêté le 11 novembre dernier, M. Biram Dah Abeid, Président de l'IRA-Mauritanie (l’Initiative pour la Résurgence du mouvement Abolitionniste) et de nombreux autres militants pour la défense des droits humains croupissent dans une prison à Rosso (Sud de la Mauritanie). Ils ont été inculpés de “troubles à l’ordre public, incitation à l’attroupement, rébellion et appartenance à une organisation non reconnue”.

En 2013, M. Biram Dah Abeid a remporté le  le Prix des Nations Unies  ainsi que de celui du Front Line Defenders At Risk pour la cause des droits de l’homme. Il a aussi été second aux élections présidentielles très controversées qui ont eu lieu en juin 2014.

Le blog lauthentic.info a publié un communiqué de presse d'IRA-Mauritanie dans lequel, l'organisation signale que: 

L’arrestation des militants d’IRA et d’autres organisations de défense des droits de l’homme a été accompagnée d’une vaste campagne de désinformation et d’intoxication visant à accréditer dans l’opinion publique l’idée qu’IRA avait mis à exécution un plan de déstabilisation du pays qui commencerait par l’incendie des grands centres d’intérêt de la Capitale. De nombreux organes de presse, à la solde de l’Etat et des féodalités arabo-berbères, ont pris part à cette entreprise qui vise à isoler le mouvement abolitionniste pour mieux le décapiter. Mais, heureusement, une grande partie de la société civile et de nombreux partis politiques ont compris la manœuvre et l’ont dénoncée pour ce qu’elle était.

Dans son communiqué, l'IRA invite militants et sympathisants à continuer à mobiliser les esclaves et anciens esclaves et à les aider à recouvrer leurs droits par des moyens pacifiques et fait savoir qu'elle est sans nouvelles de son porte-parole Dr Saad LOULEYD qui a besoin de soins médicaux depuis son arrestation. 

Épidémie: En quoi cette épidémie est-elle différente des précédentes?

A la date du 2 novembre l'OMS signale, dans son rapport sur l'évolution de l'épidémie en date du 5 novembre, qu'il y a un total de 13 042 cas cumulés, probables, suspects ou confirmés avec plus de 4818 morts principalement en Guinée, Liberia et Sierra Leone. Plus de 540 travailleurs de la santé ont été infectés, résultant en plus de 300 morts.

Dans une interview publiée par le site vgrotius.fr, Rony Brauman, ancien Président de Médecins sans frontières et Professeur associé à Sciences Po Paris explique les caractéristiques spécifiques du virus Ebola qui a provoqué une épidémie dans les trois pays d'Afrique de l'ouest:

Cette épidémie est différente des précédentes dans la mesure où celles-ci se déclaraient dans des régions rurales, sous forme de foyers isolés. Et les cas n’étaient pas très nombreux. Cette fois, elle a éclaté aux confins de trois régions frontalières, entre la Sierre Leone, le Libéria et la Guinée, au sein d’une population très mobile qui se moque un peu des frontières…D’emblée l’épidémie s’est étendue à travers ces personnes en mouvement et a rapidement gagné les capitales.

Le virus en lui-même n’a pas muté mais c’est l’allure qu’elle a prise qui a surpris. Son apparition en milieu urbain est une nouveauté, en plus du fait qu’elle était jusqu’alors inconnue dans cette région. Les épidémies précédentes se situaient en Afrique centrale. Ajoutez à cela que la maladie se présente sous forme d’un syndrome grippal, sans signe typique, et l’on comprend que les premiers cas soient passés inaperçus entre décembre et mars derniers. Une fois la maladie identifiée, la réaction a été insuffisante du fait de la faiblesse des structures sanitaires locales et la dénégation des gouvernements. MSF a été accusée par le président guinéen d’exagérer le phénomène à des fins publicitaires. Les autorités sanitaires, comme l’OMS pensaient que l’épidémie s’épuiserait d’elle –même, comme lors des épisodes précédents.

 

5 pays musulmans où l'homosexualité n'est pas punie par la loi

Le blog LGBT Muslims a identifié cinq pays musulmans dans lesquels l'homosexualité n'est pas hors-la-loi. Ces cinq pays sont : le Mali, la Jordanie, l'Indonésie, la Turquie et l'Albanie. Bien que la loi de ces pays ne criminalise pas l'homosexualité, le blog précise que les communautés LGBT continuent de souffrir de discriminations et font l'objet de pressions non négligeables les forçant à rester discrets sur leur style de vie. Quand bien même, l'enseignement principal que l'on peut en tirer est que les droits des homosexuels dans les pays susmentionnés pourraient être plus avancés que beaucoup ne le pensent.

Mexique : se souvenir des sans-abris

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Photographie du profil de El Caracol sur Facebook

Au Mexique, le Jour des Morts vient d'avoir lieu. Comme chaque année, il marque le début du jeu de billes #ChirasPelasCalacasFlacas, une initiative de l'association El Caracol (l'escargot) qui veut réduire les risques pouvant causer la mort des sans-abris.

Les sans-abris de Mexico sont discriminés, on peut l'observer dans le refus de leur fournir des soins, comme le cas de Susana que raconte Luis Enrique Hernández : elle est décédée de complications lors de son accouchement “parce que le personnel de l'Hôpital des femmes et de l'Hôpital Gregorio Salas ont refusé de la prendre en charge. Elle est décédée à quatre heures du matin devant l'hôpital.”

Pour parler des risques de décès et de la façon de les éviter, les organisateurs de Chiras Pelas Calacas Flacas rendent visite à des groupes de sans-abris de Mexico. Ils gardent aussi trace des décès dont les gens pourraient se souvenir et en écrivent les nécrologies pour les afficher dans les églises. Cette campagne a reçu une mention honorable au Prix de l'UNICEF 2009 pour son innovation et sa créativité dans l'utilisation des traditions mexicaines pour défendre le droit de vivre.

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Jeu de billes. Photographie du profil de El Caracol sur Facebook.

L'association invite tous les citoyens mexicains à se joindre la campagne. Elle permet de télécharger le formulaire de nécrologie sur http://bit.ly/1qYge7J. Imprimée, on peut y ajouter des noms qui figurent sur le site et la porter dans une église, puis poster une photo avec le mot-clic #GritaMuerteCero (Criez zéro décès).

Des hooligans font irruption dans une fête LGBT en Macédoine

Le Balkan Investigative Reporting Network (BIRN) fait partie des quelques très rares médias à dénoncer une attaque survenue lors de la fête donnée dans un café de Skopje, dans la zone du Vieux Bazar, en l'honneur du deuxième anniversaire du Centre de soutien à la communauté LGBT local. Le 23 octobre 2014, une vingtaine de jeunes hommes aux visages masqués ont ainsi agressé les participants de la fête et vandalisé le café.

“Les hooligans sont entrés dans le café et se sont mis à lancer tout ce qu'ils avaient à portée de main, comme des bouteilles, des caisses… c'était la débandade. Une jeune femme a été blessée et emmenée aux urgences. Elle se porte bien, mais ne s'est pas encore complètement rétablie”, décrit la directrice du Comité Helsinki macédonien, Uranija Pirovska, qui était l'une des organisatrices de l'évènement.

L'ambassadrice sortante des Pays-Bas, Marriët Schuurman, s'est également publiquement entretenue avec le BIRN à propos de la violence employée pour “faire taire les gens” en Macédoine, exprimant notamment sa profonde inquiétude quant au fait que de telles pratiques se sont normalisées dans le pays.

Marriët Schuurman ajoute que la Macédoine s'expose à de sérieux problèmes quant à l'Etat de droit: “Les citoyens de ne sentent plus en protégés par les autorités qui, d'après la constitution, devraient pourtant protéger leurs droits, et tout particulièrement les droits des minorités”. 

La forêt d'Hirotan ou la renaissance d'une école verte “Satoyama” au Japon

生まれて初めてのこぎりで竹を切り、手作りした装置や食器を使って流しそうめん体験。外で食べるそうめんの味は最高! 撮影は2014年8月2日、SanoRieによる。使用許可済み。

Les enfants apprennent à utiliser une ressource abondante du satoyama, le bambou. Le bambou peut être utilisé pour la confection d'outils, l'alimentation ou, comme sur la photo, en rigoles servant à la dégustation des nouilles en été (manger des nouilles à l'extérieur en période estivale est toujours amusant). Photo prise au mois d'août 2014. Crédit image : SanoRie.

Une école satoyama de la préfecture rurale de Toyama – dans la région des “terres du nord” d'Hokuriku  – qui avait fermé au printemps dernier, vit une seconde jeunesse.

Satoyama est un terme riche de sens au Japon, et fait référence, de manière générale, à une terre intensément cultivée qui s'intègre dans le paysage avoisinant sans le dégrader {ndlr : le satoyama est une zone boisée dans laquelle l'activité agricole humaine se veut soucieuse de l'équilibre des écosystèmes}. Autrefois, une grande partie du Japon rural était constituée de satoyama, où la culture du riz dépendait non seulement de l'eau propre en provenance des montagnes avoisinantes, mais jouait également un rôle clef dans le maintien d'un écosystème riche et foisonnant.

Une école satoyama, avait donc été établie au coeur de la communauté, pour permettre de transférer d'importants enseignements sur la gestion des terres aux futures générations qui continueraient de vivre dans le satoyama tout en contribuant à sa pérennité. A mesure que la population rurale japonaise décline, au cours des deux dernières décennies, ces écoles n'ont cessé de fermer une à une. 

Dans le cas de l'école de Toyama, un groupe de parents, de travailleurs sociaux ainsi que d'autres volontaires, ont ressuscité l'établissement et l'ont baptisé Hirotan No Mori, autrement dit, la forêt d'Hirotan. L'école réhabilitée, actuellement constituée en association communautaire, publie sur sa page Facebook des photos et des informations sur ses cours et ses évènements.

L'objectif de la forêt d'Hirotan est de fournir aux enfants de cette zone rurale, quel que soit leur âge, l'opportunité d'être en contact avec la nature. L'école est située à environ 30 minutes en voiture de la petite ville rurale de Takaoka à Toyama, à proximité du rivage de la mer du Japon.

La forêt d'Hirotan donne aux enfants la possibilité d'expérimenter les activités traditionnellement réalisées par les enfants de paysans : déterrer les pousses de bambou, se rassembler pour admirer les lucioles au mois de juin et fabriquer des objets artisanaux en bambou. Au mois de novembre, les enfants ont la possibilité de construire une maison en bois dans la forêt. 

L'idée du projet est d'enseigner aux enfants les traditions rurales tout en leur permettant de renouer avec le monde naturel. L'objectif est de transmettre des méthodes de vie dans le satoyama, de le préserver et, dans le même temps, d'apprendre à apprécier le travail et le temps passé dans la forêt avoisinante. 

Au final, l'objectif de l'école satoyama et la forêt d'Hirotan consiste à préserver un mode de vie qui disparaît peu à peu dans le reste du Japon, à mesure que la population vieillit. 

En Argentine, Cargografías permet aux électeurs d'en savoir plus sur les élus

Gráfico extraído del blog Infoactivismo Digital, utilizado con autorización

Graphique tiré du blog Infoactivismo, utilisé avec autorisation

En 2001, pendant la crise économique et politique en Argentine, les gens hurlaient dans la rue “Allez au diable, vous tous (les dirigeants!). Plus de dix ans après ces événements, ce cri populaire s'est transformé en outil numérique qui permet aux électeurs de s'informer sur le passé politique de leurs candidats. Sur Infoactivismo, on trouve un exemple du projet Cargografías (grossièrement traduit en “infographie sur le positionnement politique”)

El objetivo es brindar información a la ciudadanía para la toma de decisiones durante periodos electorales y ser un recurso de utilidad para periodistas e investigadores, quienes a partir de la herramienta podrán construir sus propias historias y apoyar sus proyectos de investigación.

L'objectif est de donner des informations à la circonscription pour prendre une décision pendant les périodes d'élection, et d'être une ressource utile pour les journalistes et les chercheurs, lesquels peuvent à partir de cet outil élaborer leurs propres articles et appuyer leurs recherches. 

L'outil permet d'analyser la carrière politique des responsables publics au cours des 30 dernières années et d'être informés sur des éléments qu'on pourrait ne pas trouver via une recherche classique sur internet.

Le créateur du projet Andrés Snitcofsky explique que son intention était de montrer que beaucoup de responsables déjà en fonction en 2001 le sont toujours malgré les protestations des gens. Bien que l'information ait toujours été présente, jusqu'à aujourd'hui elle n'apparaissait sur aucun support. Alors, Cargografías a débuté avec un Google Doc et un groupe d'amis qui alimenté le dispositif en information disponible, et ce sur leur temps libre. La base de données est à présent disponible sur Popit.

Vous pouvez suivre @Info_Activismo et @Cargografías sur Twitter

Ce poste fait partie de la vingt-neuvième édition de #LunesDeBlogsGV (Le lundi des blogs sur GV) du 17 novembre 2014.

Les violences sexuelles, armes de guerre

Marita Seara, blogueuse pour Voces Visibles [voix visibles], nous invite à réfléchir sur la souffrance des femmes sexuellement abusées pendant les conflits armés. L'auteur recommande de visionner le documentaire The war against women [la guerre contre les femmes], dans lequel le réalisateur Hernán Zin décrit le viol comme une véritable “arme de guerre” et nous interpelle sur la réalité que vivent les victimes de ces atrocités. Ainsi, le documentaire nous montre des données relatives aux violences sexuelles pratiquées au cours des conflits armés les plus atroces de ces dernières décennies :

Bosnia, 1992 a 1995: 40 mil mujeres violadas
Uganda, 1985 a 2006: 4000 niñas secuestradas y violadas
Ruanda, 1994 entre 250 mil y 500 mil mujeres violadas.
República Democrática del Congo, 2008-2013: 200 mil mujeres violadas.

Bosnie, 1992 – 1995: 40.000 femmes violées
Ouganda, 1985 – 2006: 4.000 filles enlevées et violées
Rwanda, 1994 entre 250.000 et 500.000 femmes violées
République démocratique du Congo, 2008 – 2013 : 200.000 femmes violées

Imagen extraída de blog Voces Visibles, utilizada con autorización

Photo tirée du blog Voces Visibles, utilisée avec autorisation

Parmi ces données inquiétantes, figurent les témoignages de soldats des Forces démocratiques de libération du Rwanda, qui ont confessé être entraînés militairement dès le plus jeune âge à violer des femmes. Ne serait-ce que dans un seul des hôpitaux situés en RDC, un tiers des 300 patientes accueillies chaque mois doit subir des opérations de chirurgie génitale. 

En tant que représentante de l'ONU chargée de la question des violences sexuelles, Margot Wallström souligne que violer des femmes pendant les conflits armés détruit non seulement des vies personnelles mais également la société. Cela inspire la peur au sein des communautés victimes de génocides pendant des générations. 

Vous pouvez suivre Marita Seara sur Twitter.

Ce billet est le vingt-neuvième publié sur #LunesDeBlogsGV (Le lundi des blogs sur GV) du 17 novembre 2014.

Chaîne humaine de solidarité avec les migrants à Strasbourg

Chaîne humaine : Les bulles prêtes à être distribuées (Photo Suzanne Lehn)

Chaîne humaine : Les bulles prêtes à être distribuées (Photo Suzanne Lehn)

“L'Europe est en guerre contre un ennemi qu'elle s'invente” : c'est le message qu'a voulu faire passer le collectif d'une quinzaine d'associations Pour une autre politique migratoire en organisant une chaîne humaine entre les arrêts de tramway “Droits de l'Homme” et Parlement Européen” à Strasbourg le 26 novembre 2014. Pour “remettre les droits humains au coeur de l'Europe” contre la politique symbolisée par Frontex, l'Agence européenne de gestion des frontières extérieures, les participants tenaient des pancartes en forme de bulles géantes racontant les témoignages tragiques de migrants dont ils ont lu au micro les textes les uns après les autres. Ces vingt dernières années, plus de 20.000 personnes sont mortes ou disparues en cherchant à rejoindre l'Europe.

Voici quelques photos :

chaîne humaine migrants

La chaîne humaine de solidarité pour les migrants, à l'arrière-plan le Parlement européen à Strasbourg (photo Suzanne Lehn)

Les participants attendent leur tour de parole avant de se diriger vers le Parlement européen (photo Suzanne Lehn)

Les participants attendent leur tour de parole avant de se diriger vers le Parlement européen (photo Suzanne Lehn)

Dans le fond, la Cour Européenne des Droits de l'Homme (photo Suzanne Lehn)

Dans le fond, la Cour Européenne des Droits de l'Homme (photo Suzanne Lehn)

La tragédie d'Iguala au Mexique ‘change la donne’

Photo provenant du blog de Fernando Vasquez Rigada et utilisée avec sa permission.

Fernando Vázquez Rigada a publié un billet sur son blog le 27 octobre à propos des événements atroces qui ont eu lieu  à'Iguala au Mexique. D'après lui, cela a dévoilé au grand jour combien le gouvernement est pouri, d'abord avec l’implication de l'ancien maire et ensuite de par la corruption à l'intérieur des institutions.

El 26 había una crisis local, el 27 una nacional, el 28 una internacional. Hoy, un callejón sin salida.

Le 26 c'était une crise locale, le 27 une crise nationale, le 28 une crise internationale. Aujourd'hui, c'est une impasse.

Vázquez a jugé que la situation ‘changeait la donne’, en déclarant : “Ces chocs ne changent pas les règles du jeu, ils changent le jeu”. Il a énuméré plusieurs choses que le gouvernement devrait considérer dans ces moments :

Primero: deberá redefinir sus objetivos. Segundo: deberá escuchar. La calle hierve. Hay un reclamo general. Tercero: sus cálculos políticos deberán modificarse.

Premièrement : Le gouvernement devra redéfinir ses objectifs. Deuxièmement : Il devra écouter. Les rues bouillonnent. C'est l'indignation générale. Troisièmement : Leurs calculs politiques devront être modifiés.

L'auteur termine en écrivant :

El país cambió el 26 de septiembre. El gobierno aún no se ha dado cuenta. Veremos si no es muy tarde.

Le pays a changé le 26 septembre. Le gouvernement ne l'a pas encore compris. Nous verrons si ce n'est pas trop tard.

Aujourd'hui, plus de trois semaine après la tragédie, nous savons que c'est trop tard pour le gouvernement, mais nous espérons que ça ne le soit pas pour les 43 étudiants toujours portés disparus. Comme les manifestants le scandent : “Ils ont été pris vivants, nous voulons les revoir vivants !“.

Vous pouvez vous aussi signer la pétition demandant au gouvernement mexicain d'ouvrir une enquête pour découvrir les auteurs de la tragédie, et pourquoi.

Suviez Vázquez Rigada sur Twitter : @fvazquezrig 

Ce post a fait partie des 26èmes #LunesDeBlogsGV (Lundi des blogs sur GV), le 27 octobre 2014.

République démocratique du Congo: Fin de l'épidémie Ebola

Le gouvernement de la République démocratique du Congo et de l'Organisation mondiale de la Santé ont déclaré terminée l'épidémie d'Ebola qui avait frappé le pays dans la province de l'Équateur au nord-ouest. Depuis le dernier cas détecté le 4 octobre, il n'y a plus eu de nouvelles infections. Cette épidémie, qui est différente de celle qui sévit en Afrique de l'ouest, avec 66 infections, elle a emporté 49 vies humaines, avec un taux de létalité de 74%. Le patient zéro a été identifié en la personne d'une femme décédée le 11 août à la suite d'une préparation de gibier pour la consommation familiale.

jeanhubert,  Président Ong Médias Verts Rdc, rappelle sur son blog, rdc.mondoblog.org:

La flambée d’Ebola qui s’est déclarée au mois d’août dernier dans la province de l’Équateur, au nord de la République Démocratique du Congo (RDC) est à présent terminée, après l’enregistrement le 4 octobre du dernier cas confirmé dans la ville de Boende. Ainsi MSF met fin à son intervention d’urgence dans le cadre de cette épidémie en RDC.

Cette épidémie  a été enregistrée dans la province d’Equateur, où le virus a été identifié pour la première fois en 1976 dans les environs d’un affluent du Congo, l’Ebola. Médecins Sans Frontières (MSF) qui avait déployé environ 70 membres de son personnel dans la zone, a mis en œuvre le départ de ses équipes tout en maintenant la vigilance ; l’organisation travaille depuis plusieurs semaines à renforcer la capacité des autorités locales pour répondre à toute éventualité.

Selon les données de l’Organisation Mondiale de la santé, l’épidémie a touché 66 personnes dont 49 sont décédées.

Accès aux TIC et émancipation des femmes en zones rurales

Marita Seara Fernández, blogueuse sur Mujeres construyendo (Des femmes qui construisent), attire l'attention sur l'émancipation des femmes vivant en zones rurales et explique que selon l'Organisation des Nations Unies pour l'alimentation et l'agriculture (FAO), en Amérique Laine et dans les Caraïbes, 58 millions de femmes vivent en zones rurales et que 4 millions et demi d'entre elles travaillent dans le secteur agricole.

Foto extraída del blog Mujeres Construyendo. Utilizada con autorización

Photo tirée du blog Mujeres Construyendo, utilisée avec permission.

Par ailleurs, Seara Fernández affirme que bien que le risque de famine ait été globalement réduit, ce n'est pas encore le cas parmi les femmes, pour qui il a même augmenté. Le représentant de la FAO dans la région Raúl Benítez souligne la nécessité de fournir des moyens d'action aux femmes dans les champs économique et politique, ce qui requiert de réduire les écarts en matière d'éducation et de pouvoir accéder aux ressources agricoles. La solution réside dans la promotion du rôle des femmes en zones rurales :

Esta premisa debe estar considerada a la hora de diseñar leyes y programas determinados. Deben capacitarlas, enseñarlas a sacar provecho de sus recursos y de lo que aprenden. No solo esto, se debe reducir las brechas educacionales y tecnológicas.

Ce principe doit être pris en compte lors de la préparation des textes de loi et des programmes ciblés. Ils doivent permettre de former les femmes, pour leur apprendre à tirer profit des ressources auxquelles elles ont accès et de ce qu'elles apprennent. Par ailleurs, il faut réduire les disparités en matière d'éducation et de technologie. 

A cet égard, les travaux de Soledad Venegas à Oxaca, au Mexique, visant l'émancipation des femmes en zones rurales à travers un accès aux Technologies de l'Information et de la Communication, constituent un exemple pertinent, permettant entre autres un accès au savoir sur les mécanismes de production, l'entrepreunariat et les échanges commerciaux.

Vous pouvez suivre Marita Seara Fernández sur Twitter.

Cet article fait partie du 25e #LunesDeBlogsGV (Lundi des blogs sur GV) du 20 octobre 2014.

VIDEO : Journée internationale de la fin de l'impunité pour les crimes commis contre les journalistes

[tous les liens renvoient vers des pages en anglais]

Le département des Libertés publiques et des Droits Humains d'Al Jazeera, en lien avec plusieurs organisations internationales, a produit une vidéo dans le cadre de la campagne pour mettre fin à l'immunité pour les crimes contre les journalistes :

La vidéo soutient la résolution des Nations Unies sur “La sécurité des journalistes et la question de l'impunité” :

À sa 68e session, en 2013, l’Assemblée générale des Nations Unies a adopté la résolution A/RES/68/163 qui a proclamé le 2 novembre Journée internationale de la fin de l’impunité pour les crimes commis contre des journalistes. Cette résolution a exhorté les États Membres à prendre des mesures précises pour combattre la culture actuelle d’impunité. La date a été choisie en mémoire de l’assassinat de deux journalistes français au Mali le 2 novembre 2013.

Brésil : Jeux d'enfants au bord du ‘Vieux Frank’, là où la technologie n'est pas encore arrivée

A girl and her doll, in Xique-Xique city, Bahia. Photo by Markileide Oliveira, published with permission.

Une petite fille et sa poupée imaginaire à Xique-Xique, Bahia. Photo Markileide Oliveira, publiée avec autorisation.

 Markileide Oliveira fait les portraits de la vie quotidienne à Xique-Xique, petite ville des bords de la rivière São Francisco, dans les profondeurs de l'état de Bahia, une des régions les plus arides du Brésil.  Le “Velho Chico” (“Vieux Frank”), surnom couramment donné à cette rivière, est l'une des plus importantes du pays, elle traverse cinq états et constitue le moyen de subsistance dans les zones qui ne peuvent pas être cultivées. 

Markileide dit être très attachée aux enfants du coin, dont l'univers reste intouché par l'évolution technologique :

Em meio a modernidade do século XXI e o mundo virtual que abraçam as novas gerações, existe uma infância que sobrevive aos impactos das novas tecnologias. A inocência das crianças que nascem na beira do rio causa em mim um encantamento inexplicável, percebe-se que a felicidade vive no imaginário das crianças ribeirinhas, onde é possível sentir a boneca imaginária que vive nos sonhos dessa menina que posa para fotografia.  

Simplesmente linda.
 
Longe das tecnologias elas aprendem a sentir, a viver e ser criança. E brincar… 
De boneca, de casinha, de se esconder, de salva latinha, de pegar piaba com o lençol da mãe e depois soltar para vê-las nadar e ganhar o rio, brincar de lavar as louças só para [dar] comidinhas aos peixes…
 
… As nossas memórias parecem ganhar vida. 
 
 É possível reviver as lembranças de quem viveu uma infância na beira do rio.

Dans la modernité du 21ème siècle et le monde virtuel que les jeunes générations embrassent, il existe une enfance qui a survécu à l'impact des nouvelles technologies. L'innocence des enfants de la rivière m'apporte un émerveillement inexplicable ; vous réalisez que le bonheur vit dans l'imagination des enfants du coin, vous pouvez sentir la poupée imaginaire qui vit dans les rêves de la petite fille qui pose pour la photo.

Juste beau.

Loin de la technologie, ils apprennent à sentir, à vivre et à être un enfant. Et à jouer…
Avec la poupée, la maison de poupée, les parties de cache-cache, les draps qu'ils prennent du lit de leur mère pour attraper les petits poissons, puis ils les relâchent pour les voir nager, ils jouent à faire semblant de laver la vaisselle juste pour donner des petits morceaux de nourriture aux poissons.

… Nos souvenirs semblent devenir vivants.

  Il est possible de revivre les souvenirs, pour ceux qui ont passé leur enfance sur les rives de la rivière. 

Childhood Xique Xique

Portraits d'enfance,  séries “La communauté de la rivière ‘Vieux Frank”. ¨Photo Markileide Oliveira, publiée avec autorisation

D'autres photos de Xique-Xique par Markileide peuvent être vues sur sa page Facebook.

Qu'est-ce que l'empreinte carbone ?

Image du blog Esturirafi. Utilisé avec autorisation.

De nos jours, on entend de plus en plus parler du changement climatique : c'est un sujet dont on parle tous mais dont on est rarement conscient des conséquences. Nous avons entendu dire souvent que nous sommes tous responsables de la destruction de la planète, mais comment pouvons-nous évaluer l'empreinte que nous laissons derrière nous ? C'est la question que pose Rut Abrain Sanchez sur son blog :

Para qué sirve

A nivel personal: para saber cuál es tu impacto sobre el medio ambiente. Por ejemplo, si consumes mucha electricidad y vas siempre en coche tu huella será alta. Es una manera situarnos en la escala eco-friendly :-)

À quoi ça sert

À un niveau personnel : pour connaître votre impact sur l'environnement. Par exemple, si vous consommez trop d'électricité et vous déplacez toujours en voiture, votre empreinte sera très élevée. C'est une façon de nous positionner sur une échelle écologique :-)

Nous recevons dans cet éco-blog des conseils pour calculer notre empreinte carbone (la quantité de CO2 produite au cours de notre vie) et pour devenir aussi respectueux de l'environnement que possible.

Ainsi que la blogueuse nous l'explique, nous n'avons besoin que de trois étapes pour parvenir au résultat : la première est la collecte des données, comme la consommation d'électricité, d'eau, de gaz etc. Ensuite, nous examinons les facteurs multiplicateurs, c'est-à-dire la quantité totale de CO2 libérée par type de consommation. Finalement, l'empreinte carbone est obtenue grâce à cette simple formule : Empreinte carbone = Quantité x Facteur d'émission.

Avec cette formule simple mais utile, nous pouvons prendre conscience des dégâts afin de les limiter le plus possible.

Suivez Rut Abrain sur Twitter.

Ce billet fait partie du 26e #LunesDeBlogsGV(le Lundi des blogs sur GV) du lundi 27 octobre 2014.

La campagne “Ta voix compte, ne te tais pas !” de Mujeres Construyendo

(Tous les liens sont en espagnol.)

Le site Web Mujeres Construyendo (Femmes en construction) essaye de nous sensibiliser en donnant un message principalement destiné aux femmes. L'inégalité homme-femme est bien présente, comme l'a constaté le centre des études économiques du Mexique, où l'on peut observer que la femme perçoit un salaire de 22 % inférieur en général, mais ce n'est qu'un parmi tous les problèmes auxquels elles sont confrontées dans leur vie. 

Dans la courte vidéo partagée depuis leur compte Twitter, deux jeunes filles discutent, l'une essaye de faire prendre conscience à l'autre que ce qu'elle a à dire compte et est aussi valide que le discours des autres. À la fin, la vidéo communique une série de messages  : 

Tu voz te da poder, te hace visible y presente. Tienes derecho a expresarte y a decir lo que piensas y sientes. El silencio es tu decisión, nadie te lo puede imponer.

Ta voix te donne du pouvoir, te rend visible et présente. Tu as le droit de t'exprimer et de dire ce que tu penses et ce que tu ressens. Le silence est ta décision, personne ne peut te l'imposer. 

Avec ce message, l'équipe de “Mujeres Construyendo” réclame une chose qui parait évidente en plein XXIe siècle, l’égalité des genres. 

On peut suivre Mujeres Construyendo sur Twitter.

#LunesDeBlogsGV 27 octobre 2014.

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